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La faune, l’abondance et la diversité
La Lozère est incontestablement l’un des départements de l’hexagone où l’on trouve la faune la plus abondante et surtout la plus variée ; qu’elle soit chassable ou non !
La Lozère abrite plus de 50 % des espèces faunistiques présentes en France, le Parc national des Cévennes accueillant 2 410 espèces faunistiques différentes. Depuis 1978, la Fédération Départementale des Chasseurs de la Lozère est une association agréée au titre de la protection de l’environnement. De surcroît, la loi Chasse 2000 lui confère un rôle de gestionnaire de la faune sauvage, ainsi que de protection des habitats.
Comme les peuplements humains, les animaux sauvages connaissent des phases d’expansion et de dépression, voire d’extinction. Un exemple, le sanglier: il est porté (quasiment) disparu à la fin du 18ème siècle et absent durant le siècle suivant. Il pointe à nouveau son groin vers 1910 et prolifère dans les Cévennes jusqu’au point où il est classé nuisible et considéré comme un fléau.L’aube des années 60 voit son blason se redorer et des lâchers seront autorisés jusqu’en 1992.
Il est évident que la reforestation a favorisé l’expansion du grand gibier comme le sanglier, le cerf (réintroduit au fil de plusieurs lâchers dans la région mendoise et sur l’Aigoual), le chevreuil et plus spécifiquement le mouflon (Gorges du Tarn, Aigoual) - la présence de Chamois est même attestée ponctuellement. Pendant ce temps-là, le petit gibier sédentaire, profitant de la pression cynégétique mise sur le gros et des politiques de gestion éclairées, a pu occuper ses niches et présenter de belles populations de lièvres, perdrix, bécassines, faisans.
Ainsi, sans les interventions des acteurs cynégétiques, aujourd’hui mieux ciblées au travers de plans de chasse et d’aménagements s’inscrivant dans la durée, la grande et petite faune ne présenteraient pas en ce début du 21è siècle un tableau aussi coloré.